Entamer le récit de ce voyage est tout aussi difficile qu'il fut de concevoir le circuit qui nous amènerait à travers les différentes étapes qui nous feraient découvrir la Costa Maya. Il fallait fixer des objectifs bien définis tant au niveau des plongées que nous voulions faire que des endroits où nous allions rester et qui agrémenteraient nos dix jours de voyages. La Costa Maya, pour l’instant, reste encore une région assez vierge et, à part les bateaux de croisières qui font escale à Majahual, peu de touristes viennent fouler le sol de cette région plutôt indigène où le tout inclus n’a pas encore fait son apparition. Le premier point retenu était d’aller faire une journée de plongée à Banco Chinchorro.


En second lieu venait une visite dans la partie sud de la Riviera Maya, plus précisément à Akumal. Ce petit patelin est réputé pour les rencontres fréquentes avec les tortues qui viennent y pondre leurs œufs. Finalement une incursion dans cette région signifie également une journée de plongées dans au moins une des Cenotes qui en font également sa réputation.


Les dates ( du 13 au 22 décembre) pour le voyage sont retenues avant tout pour des raisons économiques. Un départ avant Noël signifie une réduction de plus de $200 sur le billet d’avion et de 25% sur la location des hébergements. Nous profitons également d’une meilleure disponibilité au niveau des différents services auxquels nous avons décidé de souscrire soit la plongée et les services d’une cuisinière privée pour nos 5 premiers jours.


Et bien voilà, la table est mise. Notre groupuscule se compose de Pierre et Linda, Alain et Péguy, Françoise ainsi que Patricia et moi-même. En espérant que la lecture de mon récit saura vous plaire autant qu’il nous a été agréable de vivre cette expérience.

Lundi, 13 décembre


Départ de Dorval 7h00 AM pour Cancun avec escale à Miami, ce qui nous permet d’atterrir à 13h30 heure locale. Nous prenons possession des voitures pour lesquelles les réservations avaient été faites par le biais du CAA à Montréal. Le temps d’y mettre nos bagages et nous prenons aussitôt la route pour Majahual. Brève halte au Sam's Club de  Playa del Carmen pour acheter les 15 bouteilles de vin qui accompagneront nos 5 premiers soupers.

Seconde et indispensable halte à Felipe Carrillo Puerto pour abreuver les chameaux mécaniques au Pemex

Seul autre arrêt prévu, le poste de contrôle militaire sur la dernière portion de route pour assurer la junte que nous n’avons ni drogue, ni armes. 30 minutes plus tard, nous arrivons à destination, La Casa Que Canta.

   


Nous en profitons pour nous délecter des délicieux panuchos comme ce fut le cas en 2005 sur l'itinéraire pour Rio Huach.

À notre arrivée, Joe La Bore, le propriétaire de l’endroit, nous accueille chaleureusement et nous fait visiter l’endroit. Immédiatement nous sommes subjugués par son charme. Tout semble y avoir été conçu dans avec un souci de perfection et de bon goût; architecture, fonctionnalité, décorations, commodités, etc.


Les caretakers Manuel et Sandra nous sont présentés et nous passons à la cuisine où Carolina la cuisinière dont nous avons retenu les services pour la durée de notre séjour nous attend avec un poulet succulent qui nous rassasie amplement. La sympathique et enjouée Catherine, notre de guide plongée, arrive quelques instants plus tard, comme entendu dans nos échanges de courriels, et nous explique comment le tout se déroulera niveau plongée.


Un peu fatigué par cette journée de déplacements, nous prenons le chemin de nos quartiers pour nous reposer avant notre première journée de plongée.

Avec une architecture très fonctionnelle et un soin particulier dans le choix de la décoration, nous ne nous sommes pas lassé du décor tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.

   


Jeudi 16 décembre


Réveil après une nuit passablement venteuse Nous sommes réveillés à plusieurs reprises par le souffle du vent qui chante à travers les voltes de la chambre. Avant que tout le monde ne se couche, Pierre a heureusement pris soin de décrocher le carillon, qui malgré sa douce mélodie, nous a réveillé à plusieurs occasions la veille. La Casa que Canta . Le vent fort fait également sa part comme flute de l’orchestre. Arrivé au centre de plongée, nous devrons attendre 1 heure que nous soit donnée la permission de sortir car la mer est très agitée (vagues de 3 à 5 mètres). Abstinence de plongée pour Françoise et Linda. Ce qui est d’ailleurs confirmé quand nous devons traverser la barrière de corail et nous rendre au site. Banco Chinchorro commence à devenir de plus en plus improbable pour ce séjour. En plus un nouveau front froid se développe pour ajouter à tout ça. Catherine qui a communiqué avec son capitaine qui effectue la traversée nous confirme que celui-ci refusera d’entreprendre les 31 kilomètres qui nous séparent de notre but de peur d’y laisser son bateau et peut être même plus. Nous avons plongé aujourd’hui mais rentrons déçus par la tournure que prennent les évènements.

Vendredi le 17 décembre

C'est notre dernière journée avant de remonter vers Akumal. La nuit a été venteuse et les vagues sont malheureusement toujours présentes. Nous voulons quand même plonger même si Banco Chinchorro ne semble plus être un objectif atteint pour ce voyage.

Arrivés au dives hop et contre toute attente, la fenêtre qui nous permet de traverser les 22 milles nautiques qui nous sépare de l’atoll semble vouloir s’ouvrir. Catherine nous attend et nous confirme qu’elle a débusqué un autre pêcheur qui voudra nous y amener. On peut dire qu'elle a remuer ciel et terre pour garder ses clients satisfaits.

La traversée durera une peu plus  2 heures sur une mer agitée au départ (moins que la veille) et, où nous accompagnerons une troupe de dauphin motivés par leur curiosité. Les poissons volants nous suivrons également tout au long du parcours. À destination, une fois la mise à l'eau réalisée, un spectacle des plus enchanteur s’offre à nous. Selon le protocole en vigueur pour l'endroit, notre pêcheur-capitaine se transforme en maître de plongée visiblement diminué par un manque d’expérience en tant que guide et que plongeur. Un courant moyen nous évite de palmer pour nos déplacements et nous servira plutôt de guide. Nous n’avons qu’à suivre la vague et profiter des paysages qui défilent pour nous avec une visibilité frôlant la perfection. C’est le type de plongée qu’on doit sans hésitation qualifier d’incontournable. Les coraux sont dans un état incomparable et d'une beauté l'océan a su sculpter durant des années pour nous offrir cette exposition grandiose que seule Mère Nature peut concevoir. On constate immédiatement que l'endroit est peu fréquenté des plongeurs.

Les poissons sont présents en abondance et de façon très diversifiée, Plusieurs autres créatures marines sont également très bien représentées. Tortues, langoustes, balistes, porc épic, barracudas, raies, capitaines, chirurgiens, carangues et autres sont toutes au rendez-vous. Seuls les requins auxquels nous étions en droit d’espérer une visite ne se sont pas pointé le bout du nez. La topographie de l’endroit est tout simplement magnifique. nous hypnotise et les reliefs sont d’une variété inépuisable.  Après cette plongée à quelques 80 pieds de profondeur et un intervalle de surface, une seconde immersion à 60 pieds nous enchante tout autant. La troisième plongée sera décevante; une visibilité moins belle alliée de courants froids occasionnels minent un bon 35 des 50 minutes de notre exploration. Néanmoins, celle-ci sera appréciée. Le retour se fera en moins d’une heure car le vent est de notre côté, et les vagues se sont amoindries. En résumé, nous nous rappellerons peu des $195 que l'expédition à coûtée mais beaucoup de la beauté de l'endroit. Si vous allez un jour dans ce coin de pays, c'est un incontournable.


Mercredi 15 décembre


Répétition de la journée précédente. Le vent se lève et, la mer un peu agitée ne permettrait pas d’aller à Chinchorro qui est notre but ultime de ces 5 premiers jours mais on ne désespère pas. Par contre, le temps reste frais et le chocolat chaud est très apprécié. Catherine et Abel son conjoint sont très avenant. Les cylindres sont échangés sans que nous n'ayons à nous préoccuper de rien. Françoise et Linda opteront de faire la promenade et de visiter les lieux, de se faire masser et de rester au chaud plutôt que de faire la deuxième plongée. La bonne humeur de Catherine est évidente en surface mais transparaît également sous l'eau où je l'entends rire à plusieurs reprises.


   


Nous arrivons à 8h30 au rendez vous et nos deux guides nous attendent. Nous faisons toutes les vérifications qui s’imposent pour ce type de plongée et prenons la route en 2 groupes distincts de trois plongeurs chaque. Nous avons droit au briefing d’usage et je dois admettre qu’ils sont d’un professionnalisme exemplaire.


Patricia, Péguy et Alain suivront Chucho alors que Pierre et Linda me devancent derrière Rodrigo.


Barbie, la première partie que nous explorons est une plongée peu profonde où nous pourrons voir la lumière du jour pénétrer à plusieurs endroits lors de notre incursion. La formation naturelle avec ces stalactites et stalagmites permet un passage assez aisé où même le débutant peu s’aventurer à condition bien sûr de bien contrôler sa flottabilité et d’utiliser le palmage de la grenouille pour éviter d’agiter les sédiments déposés au fond.

Le second parcours, Bat Cave, est un peu plus profond et je commence à frissonner dès la 20ième minute. Vers la fin de cette expédition, nous faisons surface dans l'endroit proprement dit. On y aperçoit une petite ouverture sur la grotte avec une échelle qui a probablement servie lors des premières explorations de la cenote et évidemment en observant bien, les chauves souris accrochées au plafond sommeillent avant le coucher du soleil.


Akumal part. 2 2Dimanche 19 décembre

Dimanche 19 décembre


Alain et Péguy qui doivent retourner à Montréal demain prennent la direction du Lagon d'Akumal pour y faire de l'apnée. Nous suivons les recommandations de Chucho et allons manger le meilleur ceviche de Tulum au Don Huacho del 1/2 dias. Nous allons ensuite visiter les ruines de Tulum. Nous soupons`au resto du Club Akumal Caribe   


Lundi 20 et mardi 21 décembre

Je résume ces deux journées en un seul bloc car elles sont tellement semblables sous plusieurs aspects. Les première plongées se font à une centaine de pieds et sont à multi paliers ce qui permet de faire aisément un 50 minutes de temps de fond. Les tortues peu farouches sont à peu près partout en prenant soin de bien regarder. La visibilité matinale est très bonne et notre guide Jose constate rapidement notre expérience et nous laisse une liberté appréciée. La rascasse volante est un peu plus présente qu'à Majahual. La topographie des fonds est cependant plus diversifiée. Nous aurons également la chance de voir une bonne quantité de murènes vertes à plusieurs occasions. Elle n'hésitent pas à sortir de leur crevasse et de venir à notre rencontre. Barracudas et balistes ne sont pas rares non plus en ces eaux.  Les secondes plongées seront d'une quarantaine de pieds et se rapprochent des fonds plus sablonneux. C'est évidemment un lieu de prédilection pour les raies pastenagues et celles-ci sont au rendez-vous. Nous en croisons une qui devait faire 6 ou 7 pieds d'envergure et qui a pris son envol avec une grâce angélique. Plusieurs tortues également se trouvent dans ces fonds et une jeune a daigner danser en rond autour de moi alors que je lui caressais la carapace du bout des ongles.





Mercredi 22 décembre



            SE  A  CABO


Comme toute bonne chose a une fin, remballage d'usage et retour vers Montréal


Apnée en après midi du mardi directement de la plage de l’hôtel. Nous y rencontrons plusieurs tortues, une murène, raies et ce à moins de 200 pieds du rivage.

Nous retournons vers Tulum pour nos soupers des deux derniers soirs, suivant les excellentes recommandations de Chucho. Le succulent ceviche de Don Huacho et le traditionnel festin mexicain du El Rincon Chiapanico




Mardi, 14 décembre


Après un copieux petit déjeuner (fruits, yaourt, œufs rancheros) nous prenons la route vers le centre de plongée GypSea Divers situé en face du Nacional Beach Club directement sur la plage de Mahahual. Après la logistique habituelle (papiers, plombs, cylindre et briefing) nous partons vers notre premier site de plongée appelé Arenas (la plupart des sites ne sont toujours pas baptisés). La formation corallienne ne peut prétendre au titre de chef d’œuvre de mère nature. Les coraux sont en bonne santé mais le relief est assez banal, aucune grotte, crevasse, tunnel ou autre signe distinctif digne de mention. La vie marine y est tout de même bien diversifiée et nous croisons une première tortue, un poisson pilote en solitaire et plusieurs autres poissons auxquels les caraïbes nous ont habitués. Évidemment, la rascasse volante (Lionfish) a également fait son apparition dans le secteur mais, pas de façon trop significative comparativement à la constatation faite 8 mois plus tôt à Cuba. Comme c’est une journée d’acclimatation dans les parages nous nous limitons à un max de 97 pieds pour 50 minutes ( sauf moi qui aie siphonné l’air comme jamais, donc trois minutes de moins)




Intermission en surface avec un bon chocolat chaud.

Le temps est quelque peu venteux et frais.

























Samedi 18 décembre

Réveil, petit déjeuner, remise des pourboires et nous filons vers le dive shop récupérer nos équipements et faire nos adieux. Nous prenons immédiatement la route vers Akumal; nous allons tenter d’y faire une plongée en après midi. Nous passons par Carrillo Puerto le temps de se procurer un CD piraté pour $3. Nous arrêtons également à Tulum dans une boutique de plongée pour prendre les renseignements pour plonger les cenotes. Chose rapidement réglée. Le premier centre dans lequel j’arrête, nous propose deux plongées à Dos Ojos pour la modique somme de $66 US ce qui représente $34 de moins que la proposition que Catherine nous avait fait via son contact à Cozumel (lui doit se déplacer) et $54 de moins que le centre de plongée qui sera notre hôte pour le séjour Akumal.

À Akumal, nous réglons notre check in et nous dirigeons rapidement au centre de plongée où nous serons les seuls clients de l’après midi. Les fonds sont très beaux mais le soleil commençant déjà à se coucher, la visibilité sera minée.

L’hôtel quant à lui est un recul abrupt après avoir été victimes de l'enchantement de la Casa que Canta les 5 jours précédents. Malgré tout, nous nous y ferons rapidement, l'essentiel étant d'y trouver un lit et une bonne douche pour se dessaliniser le soir venu.



Dimanche 19 décembre


Nous reviendrons.... bientôt je l'espère


Notre première soirée à Akumal reste dans la plus pure des traditions mexicaines. Nous allons souper dans un bouiboui local débusqué par Françoise et Linda où nous dégusterons les tacos à moins de 2.50$ pour le repas par personne.


Seconde plongée


Sensiblement les mêmes conditions avec une visibilité améliorée. Encore une tortue. Temps de fond 50 min à 80 pieds. Après ce retour aux sources, nous serons donc prêts pour Banco Chinchorro. J'avais mentionné à Catherine que n'importe quel jour serait bon pour y aller sauf le premier, question de dérouiller nos arrêtes de plongeur.

La Casa Que Canta vue de la plage


La casa que Canta vu sous différents angles. Malheureusement l'objectif de la caméra ne rend pas justice à la beauté de l'endroit et le confort dont nous nous sommes délectés à Mahahual


De copieux repas en excellente compagnie comme on en prend si aisément l'habitude.

Nous nous sommes régalés....

Cet endroit considéré comme héritage mondial par l'UNESCO se situe à quelques 22 milles nautiques de la côte. Il m’avait interpellé en 2005 lorsqu’Armando Gasse en avait fait brièvement mention lors de notre incursion à Rio Huach.